Février 1992 suite

Hand of convicted prisoner behind the cell bar inside jail for incarceration, criminal and limited freedom

Nous avions eu deux jours de congé, les pâtisseries et le champagne, n’avaient plus eu le même effet. Je repartais pour le bureau, en me disant d’y aller mollo. Sage décision, mais difficile à respecter.
À mon arrivée au poste, André le tourne-clé ( le policier qui s’occupe des détenus ) m’avise qu’une fort jolie fille est venue pour me parler. Et… qu’elle reviendrait plus tard. Je grimpai donc le vieil escalier menant à mon bureau. Mes beaux enfants étaient déjà là, papotant encore, sur les exploits du vendredi précédant. Céline et Marie fouillaient dans les plaintes, scrutant les trucs pouvant nous aider à repartir à la chasse. J’allais m’assoir, quand le téléphone se mit à résonner. –La belle est ici pour te voir– J’arrive.

Le temps de descendre, je me retrouve devant une déesse aux cheveux ébènes aux yeux vert et aux lèvres pulpeuses. Je crois que mon regard trahi mon émoi. La belle s’avance — vous voulez me parler? –Heu… oui, suivez-moi je vais vous grimper… vous faire grimper les escaliers. Le temps de monter, elle m’explique connaître un des preneurs d’otages et me montre la carte d’André, un vieil ami travaillant aux vols qualifiés.

À mon arrivée au bureau, mes deux filles ne peuvent s’empêcher de glousser, provocant le rire du reste de la troupe. La belle a déjà remarqué et elle me jette un œil complice. Je la fait assoir à mes côtés et je la laisse expliquer ce qu’elle sait de la tentative d’extorsion. Pendant ce temps, j’ouvre mon cartable du gang des Rebels.–tu connais les amis de ton ami? –Oui– La jeune femme regarde les photos, écarquillant les yeux en voyant tant de figures connues. –Lui, c’est Jeff! le chef du gang. Alors, à ce moment même, le téléphone se remet à sonner — Aubin à l’appareil– Hy Aubin– –Salut Andrew– je pointe immédiatement la photo d’Andrew Collie –Tu me cherche Aubin! — Pas spécialement– –Je sais que tu me cherches. Tu ne vas pas me retrouver, je pars pour Toronto. –C’est ok, tu peux toujours courir, mais pas pouvoir te cacher. Puis, Andrew me passe Jeff qui me salue. — Tu as des mandats, viens me voir!– –Ouais– Je sais bien qu’il ne viendra pas.
Dès la fin de la conversation, la déesse à mes côtés, me regarde avec un sourire– Tu cherches Andrew, je sais ou il est. Je n’ai pas pu faire autrement que de l’embrasser. — Si tu savais comme je t’aime toi–

Trente minutes plus tard, nous somme dans l’Ouest de l’ile, La belle à mes cotés. À un moment du trajet, la jeune déesse, me dit– Je me sent tellement en sécurité avec toi– Sans dire un seul mot, je dépose ma main droite sur sa cuisse en disant d’un air séreux — la soirée n’est pas finie– La pauvre aura un frisson. Oui, j’aime bien déstabiliser les gens…
Le temps de faire le point, avec mes équipes et trouver une voiture de police, en moins de deux, nous sommes autour de la maison. Dame chance voulu que la porte soit déverrouillée et sans un bruit, nous sommes entré dans la maison. C’est alors que je lançai –Andrew… I’m home! — Le pauvre, je pouvais l’entendre courir à l’étage. Il finira par descendre l’escalier tête première, suivi de son chef…

Deux de mes partirent avec les détenus et je commençai la fouille. Une bonne prise… une barre d’haltère avec du sang et un fusil de chasse au canon coupé. Tout à coup. Un jeune homme entre en panique dans la maison — Hey c’est ma maison ici… –ah oui?– Il sera donc accusé pour la possession de l’arme.

Le reste de l’histoire sera que mon gros enquêteur des homicides perdra plus tard, son témoin du meurtre. Donc Andrew sera seulement accusé du vol qualifié. Puis en 1998 il tuera un gars à coup de pied, il est encore détenu aujourd’hui.

Le propriétaire du fusil de chasse, plaidera coupable, mais il n’aura pas le temps de payer son amende… Il aura la gorge tranchée dans une bagarre dans le centre-ville. Jeff fera quelques semaines de prison, suivi de quelques autres. Puis un autre petit cinq ans pour importation. Il doit sortir bientôt.

Les Rebels en feront bien d’autres, mais ça c’est une autre histoire.

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